Concerto pour marées et silence, revue

J’ai adopté le titre d’un livre de Pierre ESPERBÉ pour célébrer la poésie. Une revue de plus ? Une revue de trop ? Mais la poésie n’est pas si assourdissante que cela en ce monde, puisqu’elle ne parvient pas encore à faire entendre les cris d’une humanité en péril ou à les transformer en chants d’allégresse. (…)

Le poème, et les autres arts, servent tout autant l’apprentissage du savoir que les sciences : même approche hésitante, fervente ou effrayée, même tension de l’esprit vers le passé, vers l’avenir, vers les cellules, vers le cosmos.

Les portes et les fenêtres ne doivent pas restées fermées : puissé-je, par ce Concerto, vous inviter à écouter derrière « le silence du monde ».

Extrait de la préface du N° 1 (2008)

Pierre Esperbé (1924-2009)

Mais Pierre ESPERBÉ est mort l’année suivante.

Un livre fermé est un livre muet. C’est la raison pour laquelle, j’aime inviter les morts à la table des vivants, vous l’avez compris (…).

Leur parole puisse nous accompagner dans notre voyage, à la manière du vent sur les braises.

A la manière du vin qui restitue, sous la langue, les mots secrets qui fomentent le poème et … le concerto.

Extrait de la préface du N° 2 (2009)